Dreaming Idéality
Je suis dans un grand bâtiment, ronds, long et avec de grandes vitres extérieures, comme en Amérique. J’ai l’impression que le soleil se couche, d’après la lueur qui filtre à travers les vitres. Mais je ne le regarde pas. Je monte une pente qui fait le tour de l’immeuble et je regarde droit devant. Puis je croise Shawn Michaels qui descend. Il est en tenue. D’une vue d’ensemble j’embrasse son pantalon noir et rouge en je ne sais quelle matière propre au catch, son torse nu et bien fait et son visage, ses cheveux et ses yeux. Son regard bien spécial. Je lui sourit, vraiment contente de le voir en vrai. Il sait que je le reconnais et m’est reconnaissant de rester calme. Il vient à ma rencontre et nous discutons. Je suis heureuse. Je crois que nous redescendons ensembles. Je suis dans une salle de réception. Les gens biens habillés parlent, grignotent dans un brouhaha de fond. Je me retourne et pars. Je franchit la grande porte et arrive dans une grande pièce. Elle me semble un mélange du hall de mon école de dessin du samedi et du hall du musée des Tapisseries, à Aix. Des secrétaires semblent me reconnaître. Je ne sais si elles appartiennent à l’un ou l’autre lieu. Je prends l’ascenseur, avec quatre ou cinq autres personnes. Nous descendons. L’ascenseur se bloque. J’essaie de ne pas paniquer. J’écarte les portes de l’ascenseur et sort. Ce n’est pas aussi difficile que les films veulent bien nous le faire croire. Je suis au deuxième étage. Je le devine. Je descends par les escaliers. Je suis dans une maternelle, debout. Les enfants courent, crient, sautent, rient. J’aperçois un homme et son vieil assistant. L’homme est d’un charme à couper le souffle. La trentaine, cheveux courts, noirs, visage avec un minimum de caractère, corps que je devine finement sculpté à travers son pull noir et fin, aux manches relevées juste au-devant des coudes. Il relève la tête et me salue. Peut-être m’accueille-t-il ou m’explique-t-il quelque chose. Mais c’est flou, je n’ai pas de certitude autre que ses yeux magnifiques ou ses lèvres souriantes. Sa voix est dans le grâve, mas pas trop. Juste ce qu’il faut. Je suis hypnotisée. C’est l’heure de partir. Les enfants prennent leurs affaires. Nous montons au deuxième étage. Je suis derrière l’homme qui tient la main à deux enfants et leur sourit. Je n’arrive pas à détacher mon regard. Nous passons au premier étage et nous continuons tout droit. Une petite fille tourne à droite dans un couloir parallèle au nôtre, s’en rend-elle même compte ? Elle continue de marcher et explore avec ses grands yeux curieux. Elle court se réfugier dans le premier endroit qui lui tombe sous la main. Ce sont des toilettes, mais les cloisons ont été remplacées par du grillage. Elle s’enferme alors que quelques fous se rassemblent, et que celui qui a un T-shirt jaune et un jean bleu se cogne exprès sur le grillage pour faire peur à la petite en riant avec démence. Il la fait sursauter à chaque collision. L’homme se rend compte qu’il manque une petite fille. Il n’est pas affolé, mais quand même très inquiet. Je lui dis que j’y vais. ”Attends, tiens”. Il me met sa cape noire sur les épaules, j’en suis impassiblement enchantée. Je le regarde instinctivement dans les yeux et je m’en vais à la recherche de la petite. Je remonte des escaliers, beaucoup de marches. J’arrive à un étage à dominante gris-blanc. J’aperçois la petite fille recroquevillée, les bras autour de ses genoux, qui pleure désespérément, en silence. Elle est entre deux drapés bleu nuit, mais ils me font plus penser à du papier cadeau qu’à des draps. Je m’approche, il n’y a plus que sept ou huit mètres entre nous et je l’appelle. Elle relève la tête et je lui tends la main en souriant. Elle se lève et vient la prendre. Nous commençons à redescendre. L’homme et le vieil assistant sont là, inquiets. Ils nous voient et se calment. L’homme est dans une cape de Dracula, rouge et noire, mais il y a du rouge derrière aussi, un tout petit peu. La petite fille se loge entre les bras de l’assistant. Je regarde dans une armoire à pharmacie prête à rouiller et je vois des crochets de voleur. Je prends les deux qui me viennent et cherche les trois autres formes de lames. Je referme et rejoins les autres qui vont descendre les escaliers. Je me souviens brusquement que nous allions à une fête déguisée, peut-être carnaval, ce soir. L’homme me rassure et nous redescendons les escaliers. J’ai envie de récupérer ma cape sur ses épaules, mais ”quoique, les reflets rouges sur tes cheveux vont bien avec”. J’ai l’impression qu’il sourit. Ai-je entendu un petit ”mmh” amusé ? Je referme avec les mains la cape qu’il m’a mise sur les épaules tout à l’heure. C’est mieux ainsi, je garde la sienne. J’adore sa texture, synthétique et légère. Je la frotte presque tout le temps entre mes doigts. Je repense aux reflets rouges qui brillaient sur ses cheveux noirs et courts, son cou puissant. Je ferme les yeux et je regarde ailleurs. Pas envie qu’il se retourne et voit mon regard, non c’est faux. Il finit par se retourner et me sourit, nous parlons. J’en suis ravie. Nous arrivons dans le train, la petite fille rejoint les autres. L’homme, son vieil assistant et moi nous asseyons dans un espace où les sièges se font face. L’homme et son assistant sont en face, l’homme face à moi. L’assistant a la jeune fille sur ses genoux, et discute en riant avec elle. L’homme aussi. Je l’observe, totalement sous le charme. Il rit, et ses yeux aussi. Je perçois tout juste ce qu’il se passe, depuis le début de cette histoire. Puis il tourne la tête vers moi et se penche vers moi. ”Il faut qu’on discute”. Je le suis jusqu’à la cabine entre deux train où l’on a accès à à peu près tout et n’importe quoi. Il s’appuie dos contre la cloison et croise les bras, ou peut-être qu’il se tient simplement debout. Je m’appuie sur la cloison, face à lui, ou je me tiens debout comme lui. J’ai un moment privé avec lui. ”Merci pour ce que tu as fait”. Il est reconnaissant. Mon regard est toujours dans le sien, je n’arrive pas à m’arrêter. Puis je ferme un instant les yeux, le temps de commencer ma réponse. ”Qu’est-ce que je ne ferai pas pour toi et les autres”, ou quelque chose dans ce genre. Ses yeux s’agrandissent très brièvement, une fraction de seconde. Il en est touché. Il me révèle qu’il m’avait suivi dans les escaliers. Je me rends compte qu’il a pu apercevoir mon sourire en m’enveloppant dans sa cape. Il s’approche de moi et prends mon visage entre ses mains, douces, et m’embrasse avec une douce passion. Je réponds et l’enlace à mon tour, heureuse.
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Je reconnais volontiers que je vous ai pondu un texte bizarre. Mais il me paraît tout fait normal à moi ^^. Et pour cause, c’est mon rêve de cette nuit ! Hè hè. Cette histoire m’avait tout de même paru durer une (bienheureuse) éternité. Et j’en suis bien contente de me souvenir des, on va dire, 95%.. :] Et si le texte est si compact, c’est parce que dans un rêve, tout nous semble continu, logique. Alors qu’en fait -_-
Je me rappelle avoir fait un rêve du genre au début de l’année, avec Eddie Cahill >________< (men souviendrai toujours : il était volontaire pour faire mon chauffeur sur un trajet. Nyaa ! Bon je me calme :p).
Bref, Après coup, j’analyse un peu cette aventure et je me rends compte :
- que la tour étrange avec Shawn est peut-être mon désir d’approcher de la superstar et du catch américain tout court.

- que la petite fille c’est moi, étant jeune (c’est une forte intuition, si ça se trouve, c’est pas ça ^^”)
- que l’homme, c’est mon type d’homme tout court. Je ne le décris pas exactement car par exemple pour vous donner sa photo d’identité j’en suis incapable. Il n’a pas de visage, c’est plus le ressentir. Me focaliser sur un détail comme les yeux ou le sourire, rayonnant, ne me pose pas de problème, mais pour voir le visage en entier avec tous les détails, bah j’en suis incapable. Bizarre.
- que les crochets de voleurs que je prends dans l’armoire sont en fait des scalpels. Des crochets, par définition se sont pas des lames… Et si les lames me semblent si familières, c’est parce que j’ai tout ça chez moi =__= mdr.
- que ces crochets, bah ça fait directement référence aux séances de Jeu de Rôle que je fais le mercredi soir, où une amie incarne une voleuse ^^, et à mon jeu Morrowind où je me sert intempestivement de ces crochets >__<
Je n’ai pas encore découvert le pourquoi du comment du reste, mais si vous avez des questions, si mon ”trip” ne vous a pas paru clair, je me ferai un joie de vous répondre, ou de tenter… :p
- Et y’a aussi le coup du ”impassiblement enchantée” que je me dois d’expliquer. Terme très bizarre, qui veut tout simpement dire que je garde, du mieux que je le peux, un air impassible, mais qu’au fond je suis enchantée comme pas deux ! ^__^
Bisou-xXx et à une prochaine
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