Pour le plaisir du Yaoi

Dreaming Idéality

février 20th, 2009 by Galech

Je suis dans un grand bâtiment, ronds, long et avec de grandes vitres extérieures, comme en Amérique. J’ai l’impression que le soleil se couche, d’après la lueur qui filtre à travers les vitres. Mais je ne le regarde pas. Je monte une pente qui fait le tour de l’immeuble et je regarde droit devant. Puis je croise Shawn Michaels qui descend. Il est en tenue. D’une vue d’ensemble j’embrasse son pantalon noir et rouge en je ne sais quelle matière propre au catch, son torse nu et bien fait et son visage, ses cheveux et ses yeux. Son regard bien spécial. Je lui sourit, vraiment contente de le voir en vrai. Il sait que je le reconnais et m’est reconnaissant de rester calme. Il vient à ma rencontre et nous discutons. Je suis heureuse. Je crois que nous redescendons ensembles. Je suis dans une salle de réception. Les gens biens habillés parlent, grignotent dans un brouhaha de fond. Je me retourne et pars. Je franchit la grande porte et arrive dans une grande pièce. Elle me semble un mélange du hall de mon école de dessin du samedi et du hall du musée des Tapisseries, à Aix. Des secrétaires semblent me reconnaître. Je ne sais si elles appartiennent à l’un ou l’autre lieu. Je prends l’ascenseur, avec quatre ou cinq autres personnes. Nous descendons. L’ascenseur se bloque. J’essaie de ne pas paniquer. J’écarte les portes de l’ascenseur et sort. Ce n’est pas aussi difficile que les films veulent bien nous le faire croire. Je suis au deuxième étage. Je le devine. Je descends par les escaliers. Je suis dans une maternelle, debout. Les enfants courent, crient, sautent, rient. J’aperçois un homme et son vieil assistant. L’homme est d’un charme à couper le souffle. La trentaine, cheveux courts, noirs, visage avec un minimum de caractère, corps que je devine finement sculpté à travers son pull noir et fin, aux manches relevées juste au-devant des coudes. Il relève la tête et me salue. Peut-être m’accueille-t-il ou m’explique-t-il quelque chose. Mais c’est flou, je n’ai pas de certitude autre que ses yeux magnifiques ou ses lèvres souriantes. Sa voix est dans le grâve, mas pas trop. Juste ce qu’il faut. Je suis hypnotisée. C’est l’heure de partir. Les enfants prennent leurs affaires. Nous montons au deuxième étage. Je suis derrière l’homme qui tient la main à deux enfants et leur sourit. Je n’arrive pas à détacher mon regard. Nous passons au premier étage et nous continuons tout droit. Une petite fille tourne à droite dans un couloir parallèle au nôtre, s’en rend-elle même compte ? Elle continue de marcher et explore avec ses grands yeux curieux. Elle court se réfugier dans le premier endroit qui lui tombe sous la main. Ce sont des toilettes, mais les cloisons ont été remplacées par du grillage. Elle s’enferme alors que quelques fous se rassemblent, et que celui qui a un T-shirt jaune et un jean bleu se cogne exprès sur le grillage pour faire peur à la petite en riant avec démence. Il la fait sursauter à chaque collision. L’homme se rend compte qu’il manque une petite fille. Il n’est pas affolé, mais quand même très inquiet. Je lui dis que j’y vais.  »Attends, tiens ». Il me met sa cape noire sur les épaules, j’en suis impassiblement enchantée. Je le regarde instinctivement dans les yeux et je m’en vais à la recherche de la petite. Je remonte des escaliers, beaucoup de marches. J’arrive à un étage à dominante gris-blanc. J’aperçois la petite fille recroquevillée, les bras autour de ses genoux, qui pleure désespérément, en silence. Elle est entre deux drapés bleu nuit, mais ils me font plus penser à du papier cadeau qu’à des draps. Je m’approche, il n’y a plus que sept ou huit mètres entre nous et je l’appelle. Elle relève la tête et je lui tends la main en souriant. Elle se lève et vient la prendre. Nous commençons à redescendre. L’homme et le vieil assistant sont là, inquiets. Ils nous voient et se calment. L’homme est dans une cape de Dracula, rouge et noire, mais il y a du rouge derrière aussi, un tout petit peu. La petite fille se loge entre les bras de l’assistant. Je regarde dans une armoire à pharmacie prête à rouiller et je vois des crochets de voleur. Je prends les deux qui me viennent et cherche les trois autres formes de lames. Je referme et rejoins les autres qui vont descendre les escaliers. Je me souviens brusquement que nous allions à une fête déguisée, peut-être carnaval, ce soir. L’homme me rassure et nous redescendons les escaliers. J’ai envie de récupérer ma cape sur ses épaules, mais  »quoique, les reflets rouges sur tes cheveux vont bien avec ». J’ai l’impression qu’il sourit. Ai-je entendu un petit  »mmh » amusé ? Je referme avec les mains la cape qu’il m’a mise sur les épaules tout à l’heure. C’est mieux ainsi, je garde la sienne. J’adore sa texture, synthétique et légère. Je la frotte presque tout le temps entre mes doigts. Je repense aux reflets rouges qui brillaient sur ses cheveux noirs et courts, son cou puissant. Je ferme les yeux et je regarde ailleurs. Pas envie qu’il se retourne et voit mon regard, non c’est faux. Il finit par se retourner et me sourit, nous parlons. J’en suis ravie. Nous arrivons dans le train, la petite fille rejoint les autres. L’homme, son vieil assistant et moi nous asseyons dans un espace où les sièges se font face. L’homme et son assistant sont en face, l’homme face à moi. L’assistant a la jeune fille sur ses genoux, et discute en riant avec elle. L’homme aussi. Je l’observe, totalement sous le charme. Il rit, et ses yeux aussi. Je perçois tout juste ce qu’il se passe, depuis le début de cette histoire. Puis il tourne la tête vers moi et se penche vers moi.  »Il faut qu’on discute ». Je le suis jusqu’à la cabine entre deux train où l’on a accès à à peu près tout et n’importe quoi. Il s’appuie dos contre la cloison et croise les bras, ou peut-être qu’il se tient simplement debout. Je m’appuie sur la cloison, face à lui, ou je me tiens debout comme lui. J’ai un moment privé avec lui.  »Merci pour ce que tu as fait ». Il est reconnaissant. Mon regard est toujours dans le sien, je n’arrive pas à m’arrêter. Puis je ferme un instant les yeux, le temps de commencer ma réponse.  »Qu’est-ce que je ne ferai pas pour toi et les autres », ou quelque chose dans ce genre. Ses yeux s’agrandissent très brièvement, une fraction de seconde. Il en est touché. Il  me révèle qu’il m’avait suivi dans les escaliers. Je me rends compte qu’il a pu apercevoir mon sourire en m’enveloppant dans sa cape. Il s’approche de moi et prends mon visage entre ses mains, douces, et m’embrasse avec une douce passion. Je réponds et l’enlace à mon tour, heureuse.


********


Je reconnais volontiers que je vous ai pondu un texte bizarre. Mais il me paraît tout fait normal à moi ^^. Et pour cause, c’est mon rêve de cette nuit ! Hè hè. Cette histoire m’avait tout de même paru durer une (bienheureuse) éternité. Et j’en suis bien contente de me souvenir des, on va dire, 95%.. :]  Et si le texte est si compact, c’est parce que dans un rêve, tout nous semble continu, logique. Alors qu’en fait -_-

Je me rappelle avoir fait un rêve du genre au début de l’année, avec Eddie Cahill >________< (men souviendrai toujours : il était volontaire pour faire mon chauffeur sur un trajet. Nyaa ! Bon je me calme :p).

Bref, Après coup, j’analyse un peu cette aventure et je me rends compte :


- que la tour étrange avec Shawn est peut-être mon désir d’approcher de la superstar et du catch américain tout court.

Shawn Michaels

- que la petite fille c’est moi, étant jeune (c’est une forte intuition, si ça se trouve, c’est pas ça ^^ »)

- que l’homme, c’est mon type d’homme tout court. Je ne le décris pas exactement car par exemple pour vous donner sa photo d’identité j’en suis incapable. Il n’a pas de visage, c’est plus le ressentir. Me focaliser sur un détail comme les yeux ou le sourire, rayonnant, ne me pose pas de problème, mais pour voir le visage en entier avec tous les détails, bah j’en suis incapable. Bizarre.

- que les crochets de voleurs que je prends dans l’armoire sont en fait des scalpels. Des crochets, par définition se sont pas des lames… Et si les lames me semblent si familières, c’est parce que j’ai tout ça chez moi =__= mdr.

- que ces crochets, bah ça fait directement référence aux séances de Jeu de Rôle que je fais le mercredi soir, où une amie incarne une voleuse ^^, et à mon jeu Morrowind où je me sert intempestivement de ces crochets >__<


Je n’ai pas encore découvert le pourquoi du comment du reste, mais si vous avez des questions, si mon  »trip » ne vous a pas paru clair, je me ferai un joie de vous répondre, ou de tenter… :p

- Et y’a aussi le coup du  »impassiblement enchantée » que je me dois d’expliquer. Terme très bizarre, qui veut tout simpement dire que je garde, du mieux que je le peux, un air impassible, mais qu’au fond je suis enchantée comme pas deux ! ^__^


Bisou-xXx et à une prochaine :)

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Formes, Volumes et Mouvements

février 13th, 2009 by Galech

Formes, volumes et mouvements


A l’étage, Arthur déballa lentement ses affaires, malgré l’excitation qui montait en lui. Les mardis soirs il s’empressait de quitter le lycée, passait prendre en vitesse ses affaires et laissait filtrer un bonheur mal dissimulé au travers de sa démarche légère alors qu’il se rendait à son atelier de modèle vivant. Dessiner était toute sa vie. Et il avait appris à ne pas s’en contenter, il voulait se dépasser. Arthur ne savait rien faire d’autre, mais il le faisait bien, et plus important, il aimait le faire. Les autres élèves, pour la plupart atteints d’une maturité avancée, vulgairement nommée sénilité, papotaient fleurs, chats, chiens, et petits enfants. Du moins quand le jeune homme se donnait la peine de les écouter…

Le prof remonta de sa pause cigarette et claqua des mains. Karine avait toujours une pêche d’enfer et apportait une grande vitalité aux trois heures de concentration fastidieuse qu’enduraient les preux dessinateurs, en plus des règles très précises qu’elle leur imposait.

  • Bien. Bonsoir à tous ceux que je n’ai pas vu ! Comme vous le savez, aujourd’hui nous allons travailler sur les formes, le volume du corps et les bases du mouvement. Et ce soir… c’est Jean-Baptiste notre modèle !

Des murmures d’approbation s’élevèrent. Jean-Baptiste, avec son corps de rêve, était tout indiqué pour cette séance c’était sûr. Arthur, lui, s’abrita derrière son carton à dessin. Son teint contrastait brillamment avec la couleur de son bouclier improvisé et celle de ses cheveux longs et décolorés. JB était son amour secret, et la principale raison pour laquelle sa mère n’arrivait pas à l’envoyer dans une soi-disant meilleure école. Le modèle ne venait pas régulièrement – car travailler sur différents corps avec chacun leurs propres caractéristiques était essentiel affirmait Karine – mais Arthur pouvait raisonnablement espérer le croquer au moins une fois par mois.

Le jeune homme qui s’était perdu dans le cours de ses pensées, prit soudain conscience que son bel apollon venait de rentrer dans la pièce et qu’il venait de rater les salutations. Il fit mine de sortir son carnet à croquis, son critérium et sa gomme alors que JB s’appuyait à sa table, le regard enjoué.

  • Je n’ai pas vu tes dessins la dernière fois. Tu les as sur toi ?

  • Mmh, mmh, approuva-t-il timidement en opinant du chef.

C’est à peine s’il remarqua le sourire ravi de l’homme qui se plaçait déjà derrière lui. Arthur était doué en dessin, et comme toute attraction vivante, les autres venaient régulièrement observer ses productions. Mais c’était la première fois que « l’exposition » n’avait lieu qu’entre l’apollon et lui. Son cœur s’affola et le jeune se crispa quand un bras finement musclé le frôla pour feuilleter quelques dessins en arrière. Le murmure rauque d’approbation du modèle face à ses représentations d’une soigneuse fidélité acheva Arthur. Un sourire bête naquit sur ses lèvres, il craquait.

La voix basse de Karine fut le gong de la libération, à contre-cœur, alors qu’elle trainait presque son modèle aux vestiaires, un simple paravent en bois de chêne, seule barrière qui protégeait encore le bel homme des regards vicieux et séniles. Arthur inspira à fond. Il s’était inconsciemment arrêté de respirer quand JB s’était penché un peu plus sur son épaule. Si jamais il avait vu les positions dans lesquelles il l’avait dessiné quelques feuilles plus loin…

Le jeune homme en était à son énième croquis, et on venait seulement de finir les poses de trente secondes. Plus qu’une heure et demie. Arthur était plutôt satisfait de son travail dans l’ensemble, mais il n’était pas pour autant malheureux d’arrêter cet épuisant exercice. S’il n’était pas assez rapide, le croquis n’était pas entier, et s’il allait trop vite, ça ne ressemblait plus à rien de ce que la généreuse nature avait donné à JB. Karine annonça les poses de deux minutes. Arthur sourit. Il allait pouvoir ajouter un peu de détail à ses croquis. Une petite manie chez lui, de perfectionner tout ce qu’il couchait sur le papier.

- Chaque muscle est différent, commenta Karine. Il y en a des courts, des longs, et vous voyez là, ils peuvent se contracter pas de façon autonome, mais disons… que chacun veut faire différemment de son voisin.

Un rire général flotta dans la pièce, puis le sourire niais s’effaça du jeune visage et laissa progressivement place à une forte pigmentation au niveau des pommettes. Karine venait de demander à JB de se dévêtir. L’artiste profita alors de la chaleur de la pièce pour enlever sa veste et la poser sur ses cuisses. A chaque séance avec JB, une érection pointait le bout de son nez, et s’il ne la dissimulait pas, elle se distinguerait parfaitement au travers de son petit jean bleu clair. Et son T-shirt moulant noir n’arrangeait rien. Il darda ensuite son regard foncé sur le corps nu et désiré. Il lui restait moins d’une minute.

Les dessinateurs entamaient la dernière demi-heure de la soirée. Le ventilateur irradiait la pièce de sa chaleur bienfaitrice, et aidait chacun à combattre le froid de l’hiver qui s’immisçait sournoisement dans la pièce. C’était une pose longue. Les modèles aussi se fatiguaient vite, et surtout JB avec ses positions particulières. Particulières, surtout où était Arthur qui avait une vue imprenable. Heureusement qu’il avait cette veste sur les cuisses… Une demi-heure. Il avait le temps de dessiner correctement avec vingt minutes. Ses yeux se posèrent sur la forme allongée sur le ventre, la tête au creux de ses bras croisés, ensommeillée. Le dessinateur caressa de son regard les omoplates puissantes, glissant sur la colonne vertébrale et dérivant parfois sur les côtes, pour arriver jusqu’à la courbe absolument parfaite d’un fessier ferme. Une jambe légèrement repliée sur le côté entrainait une légère torsion du corps en même temps qu’un déhanché divin dont Jean-Baptiste seul avait le secret.

L’ombre de Karine passant quelques fractions de seconde entre le jeune homme et l’apollon le ramena à la réalité. Il ne restait plus qu’un quart d’heure !

Arthur ferma les yeux, consterné. Le dessin était incomplet, ou plutôt, seul le torse et les bras étaient dessinés avec soin.

  • Et bien et bien, tu es fatigué aujourd’hui ! Commenta Karine, amusée de voir son meilleur élève dans l’impasse.

Un rire nerveux lui répondit faiblement. Le dessinateur maudissait secrètement ses hormones en chaleur. La prof lui demanda de ranger deux ou trois tables au sous-sol. Elles n’étaient pas lourdes, mais le chemin entre le deuxième étage et le sous-sol en devenait épuisant.

Arthur referma la porte et dans un grand soupir. Enfin terminé. Il ne pensait déjà plus qu’à ranger ses affaires et rentrer se coucher dans son lit. Ses affaires étaient restées à leur place, parfois feuilletées par quelques curieux. Un petit sourire s’accrocha fugitivement à ses lèvres à la vue du croquis inachevé.

  • Dois-je me sentir flatté… ou insulté ? Questionna une voix rauque avec malice, derrière lui.

Le jeune homme sursauta, cramoisi. Il n’avait pas remarqué JB. La veste qu’il s’était rapidement nouée autour de la taille glissa sous le regard admiratif du modèle.

  • Oooh, c’est donc pour ça que tu n’étais pas concentré aujourd’hui, souffla-t-il sur un ton narquois. Ou peut-être étais-tu trop concentré.

Arthur se retourna vivement, honteux, sous le doux ricanement de l’apollon en peignoir. Il fit le tour de sa table, seul objet de la salle qui pouvait encore le séparer de l’homme, car tous les autres avaient rangé leur chevalet et leur tabouret avant de partir. Le regard malicieux de JB glissa de nouveau sur le croquis, dont il s’empara sous les bégaiements de protestation d’Arthur.

  • Ahaaa… il te manque encore quelques notions, dit-il pour lui-même. Il te faudrait quelques cours particuliers. Ah ha, tu es mignon…

L’apollon se pencha au-dessus de la table pour effleurer la joue d’Arthur, puis ses lèvres fines et tremblantes.

  • On dirait que j’ai un balais coincé entre les fesses, s’exclama-t-il en secouant le croquis. Impardonnable. Surtout pour toi.

  • P..pour moi ..?

  • Ah, il parle, sourit le modèle en se rapprochant du cou d’Arthur. Allons tu me dévores du regard, lui chuchota-t-il, depuis le début tu détailles envieusement mon corps. Et si je te donnais l’occasion de mieux le connaître ?

Jean-Baptiste happa lentement le cou du dessinateur, doux et chaud, et y fit courir ses lèvres. Il s’attendait à un minimum de résistance, comme une seconde de débattements, simulés. Mais rien. Il se rappelait avoir trouvé le garçon sensible et impressionnable aux premières séances, mais à ce point… Mmh délicieux. Le modèle encadra délicatement le visage du jeune homme et l’embrassa tendrement. Leurs lèvres se touchèrent légèrement d’abord, puis il sentit comme un déclic chez Arthur, qui répondit timidement au baiser. L’homme fut pris d’un doute inattendu et retira à peine ses lèvres, ne laissant plus que leur respiration chaude se mêler. Une énorme joie s’empara de lui en même temps que les lèvres d’Arthur, désespéré.

Arthur sentit sourire Jean-Baptiste et ouvrit furtivement un œil pour voir s’il ne se moquait pas. Mais J-B fermait les yeux et l’embrassait même plus activement. Le dessinateur n’eut pas le temps de se questionner plus. Il se sentit soudainement levé du sol, et fermement maintenu contre le corps parfaitement sculpté du modèle qui le transportait jusqu’à son estrade. Le modèle surprit le regard étonné du jeune homme et sentit son peignoir s’écarter dangereusement. On aurait dit un petit agneau innocent qui se demandait sincèrement ce que ce bon vieux renard lui réservait. Et le petit animal allait découvrir saute-mouton. Le regard toujours inquisiteur de son paquet le ramena à la réalité et il déposa Arthur sur une sorte de podium, à un peu plus d’un mètre du sol. Le jeune homme ferma les yeux en sentant le regard prédateur de son apollon glisser le long de son corps, suivit de près par ses mains. Elles lui semblaient grandes et il avait même l’impression qu’elles recouvraient son corps. Jean-Baptiste s’arrêta sur son sexe et le massa de ses lèvres à travers le pantalon étroit du dessinateur tandis que ses mains s’aventurèrent sur la peau nue du jeune torse. Arthur appuya sa tête contre le mur derrière lui et se laissa fondre. Il se sentait brûler au plus profond de lui et plus les mains remontaient le long de son torse, caressant ses seins, plus il se contractait, la respiration difficile. Un contact doux et insistant progressait le long de son cou, et son T-shirt s’était envolé. Les lèvres de l’apollon remontèrent avec une lenteur calculée le long du petit duvet sous le nombril, contourna par deux fois le cratère avant d’y plonger en arrachant un gémissement de plaisir à son propriétaire. Le modèle continua son ascension sensuelle pendant que ses mains se pressaient le long du dos mince et frêle. Arthur se cambra automatiquement quand Jean-Baptiste arriva au niveau des reins. J-B les fit glisser le long des fesses et des cuisses avant de buter sur le bouton-pression du jean. Il happa un téton et le pinça doucement avec ses lèvres. Le bouton-pression sauta. Arthur enserra le cou du modèle qui remontait toujours plus haut tout en débarrassant l’artiste de son vêtement. Le modèle sentit une résistance, Arthur commençait à avoir peur. Il s’arrêta de sucer une clavicule et plongea son regard dans les yeux noisette du jeune homme. Arthur pencha légèrement la tête sur le côté, inquisiteur. Alors Jean-Baptiste prit une profonde inspiration et embrassa passionnément le jeune homme. Il en oubliait presque le corps pratiquement nu qui se trouvait contre lui, et seul le baiser en lui-même comptait. Une sensation unique où le demandeur recevait et l’offert acceptait. Une fois son lot de tendresse acquis, et la confiance du jeune homme reçu, l’apollon descendit le long de la mâchoire, du cou et enfin de tout le torse, précédé à ce moment-là de ses mains pour avoir libre accès au sexe durcissant. Le modèle le goba entièrement, arrachant un soudain soubresaut à Arthur, dont la respiration se fit plus bruyante et plus rapide au fur et à mesure des va-et-viens passionnés. Le jeune homme n’avait jamais été jusque là, et cette fellation lui ouvrait de nouvelles portes. Ses muscles près des reins l’irradiaient et plus Jean-Baptiste accélérait, plus la chaleur descendait et se concentrait à la base de sa verge tendue. Mais c’est quand J-B effleura l’anus qu’Arthur se sentit exploser, son corps et ses doigts crispés. Puis il se détendit, vidé. Un bruit de déglutissement lui fit rouvrir les yeux. Il s’affola à la vue de son sperme qui dégoulinait en un très mince filet le long des lèvres du modèle. L’apollon sourit, touché de la réaction sincère du dessinateur, et arrêta la sentence à… un pur plaisir. Il avait bien noté à quel moment Arthur avait éjaculé, et il n’allait pas se priver de titiller le point faible de son prisonnier. Il tira le jeune homme à lui et appliqua un souffle brûlent sur l’anus d’Arthur qui gigota aussitôt en gémissant plusieurs fois de suite, la bouche ouverte. Le modèle apposa sa langue bouillante à la naissance des fesses pour remonter le long de la raie, et buter contre les testicules. Arthur ne se contenait plus, il bougeait dans tous les sens et faisait un effort surhumain pour ne pas tomber. J-B agrippa fermement la taille du jeune homme et introduisit progressivement sa langue dans l’orifice serré. Cette intrusion acheva le dessinateur qui commençait même à crier de plaisir en s’accrochant du mieux qu’il le pouvait au podium. L’apollon fit tournoyer sa langue à l’intérieur du jeune homme qui se cambrait de plus en plus. Et d’une main il vint branler Arthur qui au contact seul se répandit une seconde fois. Jean-Baptiste souleva le jeune homme et le déposa à terre, sous son propre corps. Il était émerveillé par la virginité aussi sensible d’Arthur, et s’empressa presque d’introduire un doigt en lui. Arthur n’arrivait pas à fermer les yeux, pas plus qu’à empêcher un mince filet de salive de s’écouler le long de son menton. Il se sentait bien, proche de l’extase, et cette sensation de se faire manipuler par un autre, de n’être sans aucune défense sous les intrusions excitantes de J-B le transportaient dans un tout autre monde. Un cri d’excitation lui échappa lors de l’intervention d’un deuxième doigt en lui. Il encourageait même Jean-Baptiste à en introduire un autre en s’empalant de lui-même sur ses doigts. Le modèle avala une deuxième fois le sexe du dessinateur qui renversa la tête en arrière. C’était indescriptible. Tout son corps se contractait et plus il se contractait, plus les mouvements devenaient difficiles. J-B devait forcer un peu plus et ses intrusions de plus en plus énergiques excitaient encore plus Arthur qui sombrait très vite dans le cercle vicieux de l’extase. Et puis tout d’un coup, plus rien. Arthur releva la tête, mécontent, et aperçut Jean-Baptiste qui se débarrassait de son peignoir, à leur grand soulagement. Son érection était déjà à son paroxysme et Arthur n’avait qu’une seule envie, celle de la sentir au plus profond de lui. Il écarta ostentatoirement les cuisses tout en se caressant le sexe. Jean-Baptiste ne put se retenir plus et s’allongea directement sur Arthur en lui relevant les jambes pour une meilleure pénétration. Il s’enfonça profondément en lui et entama aussitôt d’amples coups de bassin en arrachant des hurlements de pur bonheur à Arthur, dont le visage pendant l’acte déchaînait encore plus son partenaire. Le modèle devint rapidement plus brutal dans ses coups de rein au grand soulagement d’Arthur qui lui hurlait lubriquement de le pénétrer plus profondément. Jean-Baptiste accéléra et donna un violent coup entre les fesses étroites du dessinateur qui se contracta de toutes ses forces autour du sexe de J-B qui le suivit de près dans sa tonitruante éjaculation. Le modèle roula sur le côté, complètement vidé de son énergie. Arthur était aussi essoufflé, et se tourna vers J-B qui avait fermé les yeux. Le dessinateur décida qu’il n’en avait pas encore fini, et se décida à explorer le corps de J-B à sa manière. Il laissa courir ses doigts le long du corps de l’apollon, caressant et baisant quelques muscles. Une érection pointa très vite le bout de son nez chez les deux partenaires qui se jetèrent l’un sur l’autre en riant.

Arthur adressa un regard empli d’un désir fougueux trop contenu pour attendre encore trop longtemps. C’était à peine s’il se retenait de lui sauter dessus, malgré tous les autres dessinateurs qui les environnaient. Seulement trois heures à prendre son mal en patience, et ils allaient pouvoir à nouveau fusionner pour toute la nuit. Comme à chaque nuit depuis la semaine dernière.

Arthur s’adonnait complètement à ses croquis, et Karine ne passa pas à côté de cette nouvelle vigueur, et de ses nouveaux progrès que généralement une expérience appronfondie seule pouvait occasionner. Mais elle n’aurait peut-être pas dû aider le destin.

Un toussotement général s’éleva et un sourire en coin très discret apparut sur le visage fier du jeune dessinateur. Ce soir aussi il allait expérimenter les formes, les volumes si biens répartis et des mouvements excitants. La mine blasée de Jean-Baptiste achevait le comique de la situation.

Il bandait.


Arthur

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Bonjour tout le monde !

janvier 5th, 2009 by Galech

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